« Mon dieu est la beauté, est l’amour »

Un poème du poète azerbaidjanais Husein Djavid, traduit, commenté et présenté par Sitara Guliyeva, M1 LFGC.


Présentation et lecture du poème et de sa traduction.

Sans Amour une tête est infestée de scorpions. 

Husein djavid, traduit par sitara guliyeva

Hər qulun cihanda bir pənahı var,       

Hər əhli-halın bir qibləgahı var,                  

Hər kəsin bir eşqi, bir ilahı var,                 

Mənim tanrım gözəllikdir, sevgidir. 

Gözəl sevimlidir, cəllad olsa da;                 

Sevgi xoşdur, sonu fəryad olsa da,             

Uğrunda bənliyim bərbad olsa da,             

Son dildarım gözəllikdir, sevgidir.     

         

Gözəlsiz bir gülşən zindana bənzər,             

Sevgisiz bir başda əqrəblər gəzər,                

Nə görsəm, hanki bəzmə etsəm güzər,         

Həp duyduğum gözəllikdir, sevgidir.


Chaque esclave a un abri dans le monde,         

Chaque compatissant, un temple,

Chaque personne, une passion, un dieu.

Mon dieu est la beauté, mon dieu est l’amour.

Belle est bien-aimée même si elle est un bourreau,   

Amour est doux même si sa fin vocifère.

Mon être est prêt, même s’il est anéanti      

Par mon ultime plaisir qui est la beauté, qui est l’amour.   

Sans Beauté un pré ressemble à une prison,          

Sans Amour une tête est infestée de scorpions.            

Quoi que je voie, sur les chemins où je passe,  

Mon sentiment est toujours la beauté, est toujours l’amour.


Transcription de la vidéo :

Husein Djavid est un poète et un dramaturge azerbaidjanais né en 1882 à Nakhtchivan et mort en 1941. Après ses études de littérature à l’université d’Istanbul, il retourne en Azerbaïdjan et pendant des années il travaille comme professeur dans les différentes villes du pays. 

En 1913, il publie son première recueil intitulé « Keçmiş günlər », « Les jours passés », constitué de ses poèmes de jeunesse où il est à la recherche d’une vérité idéale. Husein Djavid est considéré comme l’un des fondateurs du romantisme azerbaidjanais. 

En 1918, Djavid assiste à l’émergence de l’État Nation Azerbaidjanais, mais très vite, en 1920, celui-ci est intégré à l’URSS, obligeant les gouvernants à se réfugier à l’étranger. 

En 1926, après un séjour à Berlin, Djavid est sensibilisé à la cause politique et défend les idées nationalistes. Il écrit ensuite plusieurs drames historiques et politiques. 

En 1938, sous l’accusation de rassembler autour de lui les jeunes poètes enracinés dans la pensée nationaliste et d’exercer une propagande des idées d’égalité, il est accusé et est envoyé en Sibérie dans un camp de travail, où il mourut.   

Le poème que je vais lire « Mənim tanrım gözəllikdir, sevgidir », « Mon dieu est la beauté, est l’amour » est l’un de ses plus beaux poèmes, parmi ceux qui ont été publié après sa mort. Il consiste en une profession de foi de l’auteur. Cette foi commence par l’espoir. Le poète est conscient du caractère éphémère des grands bonheurs. Ceci n’enlève rien à leur existence, et à leur nécessité pour ne pas vivre en permanence dans une prison.

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